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En suspension

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    10.01.2023 - 25.02.2023

En suspension
Maya Benkelaya – Sibylle Besançon Lydie Chamaret – Guillaume Chaussé Remy Dubibé – Dominique Moreau du 10 janvier au 25 février 2023 vernissage le samedi 14 janvier, à partir de 15h

Cette vingt-troisième exposition inaugure la sixième année d’existence de notre centre d’art. Le choix de son titre a donné lieu à de nombreuses discussions entre les trois commissaires. Nous voulions présenter des artistes dont les œuvres parlent de la gravité, de la pesanteur. Des œuvres suspendues ou qui échappent à la chute par un arrimage à des points fixes. En suspens était notre choix initial, mais le mot suspens évoque trop de choses au-delà de ce que nous voulions exprimer : suspens comptables à réconcilier, angoisse de l’attente, mise à l’écart d’un prêtre en droit canonique… Ce sera donc En suspension, même si le mot suspension peut aussi prêter à confusion : suspension de séance, suspension automobile, points de suspension grammaticaux…

Comme toujours, nous avons privilégié la diversité et les chemins de traverses pour évoquer ce thème, sans chercher une exhaustivité illusoire. On y verra donc les foisonnantes forêts d’arbres ou de stalactites en porcelaine de Remy Dubibé, les assemblages artisanaux de végétaux, notamment de ronces, mis en lévitation par Sibylle Besançon, les peaux métaphoriques présentées comme des voiles ou des rideaux de Maya Benkelaya, la fragilité apparente de structures aériennes dont la stabilité est la résultante de jeux de tensions physiques internes de Guillaume Chaussé, les volumes textiles évoquant les corps de migrants suspendus dans l’eau de Dominique Moreau, les substituts colorés et ludiques à des vêtements, à des écorces ou à des épidermes soumis aux effets changeants de la pesanteur de Lydie Chamaret…

Maya Benkelaya met en scène des formes improbables, absurdes ou inconfortables, toutes en relation avec le corps humain. Elle détourne des matériaux non artistiques – cuir, latex, silicone, équipements médicaux, orthopédiques ou sportifs – et les réutilise, présentés en suspension, dans un contexte autre, multipliés, assemblés, déformés, étirés, pour créer des objets ou des installations qui invitent le spectateur à repenser le rapport de son propre corps avec son environnement. Plus encore qu’au corps, c’est à sa frontière avec le monde extérieur, à la peau, que l’artiste porte son attention la plus passionnée. Une des caractéristiques essentielles de la peau est sa semi-perméabilité. Maya Benkelaya la met en évidence dans ses dessins qui se présentent, le plus souvent, comme des assemblages frontaux de surfaces opaques, présentées comme des rideaux suspendus, partiellement ajourées, à des tissages, à des cuirs corroyés ou à des damasquinures. On pense inévitablement au travail artisanal de l’art populaire kabyle, à ses poteries peintes – les ikoufans –, à ses peintures murales, à ses bijoux et à ses tatouages, subsistance d’une lointaine écriture primitive remplie de symboles sexuels.

Le trait et la fibre sont au cœur des travaux de Sibylle Besançon. Ce sont souvent des ronces, des fils et du coton. Ses réalisations empruntent aux techniques traditionnelles de la dentelle, du tissage et de la vannerie, donnant à la notion d’ouvrage de dames une nouvelle résonance qui n’a rien de désuet ni de mièvre. Des ronces sont nouées de façon compacte pour former une sphère, grosse pelote ou planète improbable, légère et piquante, attrayante et menaçante, suspendue au-dessus du sol. Ailleurs encore, taillées en segments de longueur homogène, elles sont comprimées et suspendues pour former des structures aériennes complexes qui se déploient dans l’espace, apparemment sans limites. Dans tous les cas, ces travaux, dont le développement semble arbitrairement arrêté, se posent en métaphore d’une croissance vitale qui échappe au contrôle humain. De ces pièces, l’artiste écrit : « En jouant avec la forme, avec les formes. En utilisant le doux et le piquant, la légèreté et la pesanteur, le point et le contre-point. En travaillant ? Pourquoi pas. En contemplant ? Sûrement. »

Les œuvres de Lydie Chamaret s’intéressent à l’enveloppe corporelle – habits ou peau – en recourant principalement aux tissus et aux techniques permettant de les mettre en forme : couture, dentelles, plissés, tombés... Parfois à des matériaux moins conventionnels dans les métiers de la confection : fils métalliques, grillages, latex… Beaucoup de ses pièces sont destinées à être montrées en suspension, au mur, tel d’improbables dépouilles se déployant selon les caprices de la pesanteur. À bien les observer, au-delà d’un aspect ludique qui évoque les guirlandes et les confettis des manifestations carnavalesques ou des travaux enfantins de découpage et de dépliage, on y découvre de multiples processus d’hybridation ou de greffe. Les travaux de Lydie Chamaret convoquent, discrètement, le genre humain, l’animal et, parfois, le végétal ou le minéral. De véritables métamorphoses en action ou en devenir… Certaines de ses œuvres peuvent être pliées pour le stockage et ne prennent leurs dimensions réelles que lorsqu’on les étire, comme un accordéon, pour les déployer dans l’espace, horizontalement, entre deux supports métalliques, ou verticalement, suspendus au plafond : épiphanie du regard... Il s’agit souvent de transgressions… Mais présentées de façon apparemment anodine… Pour mieux piéger le spectateur et le pousser à exercer son propre jugement… Une des fonctions essentielles de l’art…






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